Notre-Dame-des-Neiges, en pleine nature

Installé au coeur de l'arrondissement historique et naturel du Mont-Royal, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges développe et gère depuis toujours ses activités dans le respect de son environnement.

Des arbres par milliers

Depuis 2008, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges a un Plan de gestion des arbres et des bois. Il contient certains engagements pour bonifier la valeur paysagère du Mont-Royal. Voici quelques-une des actions :

  • Le maintien des actifs verts par la plantation d’au moins un arbre de remplacement pour chacun des arbres abattus;

  • La diversification des espèces plantées;

  • L'augmentation du nombre total d’arbres sur le site en 10 ans.

Le parc arboricole du Cimetière comprend aussi 5 boisés sur son territoire : le boisé Saint-Jean-Baptiste, le boisé de l’Est, le boisé Central, le boisé de l’Ouest et le boisé du Nord. Entre les arbres qui les composent et les arbres ornementaux, on estime que le Cimetière a près de 13 500 arbres, dont plusieurs sont centenaires.

Les espèces les plus présentes sont les érables argentés, les érables de Norvège, les marronniers d’Inde, les érables à sucre. Mais on recense également des chênes, des cerisiers, des frênes, des épinettes, des ormes, des peupliers, des cèdres, des saules pleureurs…

Les arbres remarquables

Une liste d'une centaine d'arbres remarquables a été établie en fonction de plusieurs critères : leur diamètre, l’âge estimé, la condition générale, la rareté de l’espèce sur le territoire… Ces arbres donnent une valeur ajoutée certaine au parc arboricole du cimetière. En voici quelques-uns qui se distinguent :

  • Un peuplier delloïde de 186 cm;

  • Un érable argenté de 254 ans;

  • Un chêne rouge de 220 ans;

  • Un érable à sucre de 236 ans;

  • Le noyer cendré et l’érable noir font partie des espèces les plus rares.

Le Cimetière donne une valeur particulière à trois peupliers de la section Notre-Dame.

Le site du Mont-Royal a aussi une liste de ses arbres remarquables, dont 7 sont sur le territoire du Cimetière.

chene rouge mausolee saint-francois et notre-dame

Le chêne rouge devant les mausolées Saint-François et Notre-Dame.

Une faune bien active

Le massif forestier du Mont-Royal abrite une faune diversifiée. Près d'une centaine d'espèces de la faune sauvage - amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères - sont observées au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

L'écureuil gris, le tamia rayé ou le suisse, la marmotte, le raton-laveur et la mouffette rayée en sont les principaux représentants. De plus, la présence du lapin à queue blanche et du renard roux donne au lieu un caractère rustique toujours apprécié en zone urbaine.

Plusieurs espèces d'oiseaux visitent aussi cet environnement privilégié. À différentes époques de l'année, on peut y observer: bruants, carouges à épaulettes, chardonnerets jaunes, corneilles d'Amérique, crécerelles d'Amérique, étourneaux sansonnets, goglus, hirondelles, merles d'Amérique, mésanges à tête noire, moineaux, moqueurs, orioles du Nord, parulines, pics, pluviers kildir, quiscales bronzés, sittelles à poitrine blanche et tyrans tritris.

Plan de gestion de la faune

Développement durable et patrimoine naturel vont de pair au Cimetière. C'est dans cette perspective qu'un plan de gestion de la faune a été adopté. Il a pour objectif de préserver, de développer et de mettre en valeur la diversité de la faune sauvage qui fréquente le territoire du Cimetière tout en limitant les nuisances que certains animaux peuvent occasionner en raison de leur abondance ou de leur comportement.

Notre plan de gestion a donc trois axes d'intervention qui visent à maintenir un équilibre entre un lieu où se tiennent des activités d'inhumation et de commémoration et un lieu habité par une faune sauvage.

  • Axe 1: la conservation et l'amélioration de la diversité faunique par le respect envers la faune dans le cadre de toutes les activités du Cimetière. 
  • Axe 2: la mise en valeur de la faune par l'instauration d'instruments de connaissance et de diffusion destinés à nos travailleurs et visiteurs. 
  • Axe 3: la gestion des problématiques fauniques par des mesures d'intervention afin d'assurer une cohabitation harmonieuse entre la faune et les activités du Cimetière.

La biodiversité

Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges est un lieu unique d’accueil et de recueillement qui héberge près d’un million de défunts sur le mont Royal. Son parc arboricole et sa topographie sont riches et diversifiés. Certaines pratiques d’aménagement soulèvent des préoccupations quant à la protection de l’environnement et la valorisation de la biodiversité. Le Cimetière veut réduire l’empreinte environnementale de ses activités.

Depuis 30 ans, les valeurs et les choix des clients évoluent, ainsi que leurs attentes en matière d’environnement. Au cours des prochaines années, nous devrons réviser nos pratiques d’aménagement et d’entretien, afin notamment de :

  • Réduire la consommation d’énergie fossile liée aux activités
  • Diminuer la pollution sonore créée par l’exploitation de certains outils
  • Améliorer la gestion des matières résiduelles
  • Réduire la consommation de sel et de produits abrasifs
  • Diminuer la consommation d’eau
  • Adapter les pratiques d’aménagement et d’entretien du site

Aménagement paysager

Des architectes influents

Les premiers architectes de Notre-Dame-des­-Neiges se sont inspirés de l’aménagement du cimetière Père-Lachaise à Paris pour établir un équilibre entre esprit classique et ode à la nature – mouvement répandu par l’influent philosophe Jean-Jacques Rousseau. Il s’agit donc d’un cimetière-monument romantique aux chemins sinueux bordés d’arbres, conçus par deux architectes influents.

Henri-Maurice Perrault trace les plans et implante les chemins sinueux, irréguliers, qui confèrent au Cimetière une ambiance romantique. Perreault était le neveu de John Ostell, alors architecte le plus célèbre de Montréal. Ostell a conçu les premiers bâtiments du Cimetière comprenant le charnier (aujourd’hui transformé et nommé mausolée Sainte-Claire d’Assise), la chapelle et l’actuel pavillon administratif en 1877-78.

Un autre architecte renommé a laissé sa marque : il s’agit de Victor Bourgeau qui, lui, contribuera à la construction des portes d’entrée d’origine (elles ont été modifiées en 1926) et à la construction des deux maisons attenantes. Bourgeau est d’ailleurs connu pour son magnifique travail à l’intérieur de la basilique Notre-Dame-de-Montréal.

Un cimetière sur la montagne

Au-delà de la superficie que le site offre, il y a une importance certaine à se trouver sur une montagne. En effet, dans la religion catholique, elle donne l’espérance de la résurrection promise. En pleine nature, Notre-Dame-des-Neiges offre un climat de quiétude, de recueillement et de contemplation.

Le paysage qui compose le cimetière est complexe et se distingue en trois zones distinctes :

  • La plaine : L’entrée principale sur le chemin de la Côte-des-Neiges est une composition parfaitement axiale représentative des cimetières catholiques : une croix centrale, deux anges dorés sur ses côtés, sur un terrain ovale entouré d’arbres. Cet axe va jusqu’à l’imposante façade du premier charnier du cimetière (actuel mausolée Sainte-Claire d’Assise).
  • Le plateau : En haut de la pente de la plaine, on trouve ce qui constitue la deuxième zone, aménagée selon un motif rectiligne. On y trouve la chapelle Notre-Dame-de-la-Résurrection et le pavillon administratif. L’aménagement de rangées d’arbres en bordure de chemin s’inscrit dans la lignée des cimetières de tradition monumentale. Le plateau monte aussi vers les sommets d’Outremont et de Montréal.
  • Le sommet : il se distingue par un aménagement typique de la tradition de la Nouvelle-France, soit un chemin de croix qui monte vers un calvaire, que de nombreux historiens de l’époque ont assimilé à la «montagne sacrée», une métaphore de l’âme chrétienne qui cherche à se rapprocher de Dieu.

Des bâtiments essentiels, un accueil cérémoniel

Au cours des 50 premières années on aménage les tracés fondateurs, les sections initiales, et on construit les bâtiments essentiels tels que la chapelle Notre-Dame-de-la-Résurrection et le pavillon administratif. De 1875 à 1900, les changements de société et le développement de Montréal se manifestent par la création de sections réservées aux communautés culturelles et par le choix de monuments majestueux. 

La porte d'entrée du Cimetière a eu une première version temporaire avant de voir s'ériger la porte monumentale de Victor Bourgeau. Celle-ci, construite entièrement en pierre, se détériore et est en partie démolie en 1926. Ce n'est qu'en 1998, selon les plans de Faucher, Aubertin, Brodeur, Gauthier architectes qu'est installée la porte actuelle, agrémentée d'un arceau métallique. Cette porte est devenue une 'image forte du cimetière.

Dans les décennies qui suivent, la construction des mausolées façonne le paysage, de même que la transformation, en 1994, du premier charnier en mausolée Sainte-Claire-d’Assise (voir la photo en haut de page). Situé dans l’axe de l’entrée principale de la Côte-des-Neiges, on y ajoute un bassin en façade, qui accueille majestueusement les visiteurs. Ce lieu est désormais appelé Place de la commémoration. L'intégration de l'eau dans la création de cette place de rassemblement n'est pas anodin. En effet, les mouvements des jets d'eau attirent l'oeil vers le mausolée, et le son appelle au recueillement et à la sérénité. Tout comme la montagne, la signification de l'eau dans la religion chrétienne est aussi importante : elle symbolise la vie éternelle. "Jésus lui répondi t: "Quiconque boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif; Au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissant pour la vie éternelle." Évangile selon Saint-Jean, chapitre 4,13 et 14. 

Ces réalisations architecturales et la gestion du développement paysager du Cimetière démontrent depuis toujours la volonté de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal de préserver ce lieu unique et de le moderniser dans le respect de sa mission première et de son environnement. 

entree principale cote-des-neiges

L'entrée, chemin de la Côte-des-Neiges

preservation de la faune

Aidez-nous à préserver la faune et à assurer une cohabitation harmonieuse.

  • En se nourissant sans l'intervention de l'humain, les animaux développent des comportements adéquats essentiels à leur survie. Les aliments des humains ne leur conviennent pas. 

  • Nourrir les animaux contribue à la surabondance de certaines espèces. Cette situation nuit à l'équilibre écologique naturel qui contribue à la sauvegarde de la belle diversité faunique. 

  • En perdant leur crainte naturelle des humains, ils peuvent importuner les visiteurs. 

Merci d'observer l'interdiction de nourrir les animaux et de suivre ces deux conseils :

  • Appréciez les animaux sauvages à distance.

  • Gardez votre animal domestique à la maison.

Entretien et lutte à l’agrile du frêne

Chaque année, plusieurs employés travaillent à l’entretien des chemins, des arbres, de la pelouse et de l’aménagement paysager du cimetière Notre-Dame-des-Neiges dont la superficie est de 340 acres. Plus de 500 interventions arboricoles sont effectuées, de l’abattage à l’élagage en passant par la plantation d’arbres, l’haubanage, etc.

En plus de la prévention et des soins particuliers apportés aux arbres infestés par des insectes ou des maladies problématiques, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges est particulièrement actif dans la lutte à l’agrile du frêne depuis 2010. Tous les arbres sont traités ou surveillés rigoureusement.

De plus, un projet récent nous a permis de faire transformer ceux qui ne pouvaient être sauvés en urnes écologiques et en magnifiques bancs de bois (désormais installés dans nos mausolées), grâce aux bons soins de l'entreprise d'économie circulaire Bois Public.