Patrimoine

 

 

Inauguré il y a plus de 150 ans, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges recèle de précieuses ressources patrimoniales auxquelles l’administration municipale et les gouvernements provincial et fédéral ont attribué différents statuts historiques au cours des deux dernières décennies.

Le patrimoine se manifeste par les monuments funéraires devenus véritables « archives de pierre », ou encore, par les ouvrages de commémoration, dont notre fameux monument aux Victimes politiques de 1837-1838, aussi connu sous le vocable monument aux Patriotes.

D’autre part, les nombreuses œuvres d’art installées dans nos mausolées constituent un patrimoine religieux et artistique non négligeable.

Plusieurs de nos bâtiments institutionnels, comme la chapelle Notre-Dame-de-la-Résurrection achevée en 1856, font partie du patrimoine architectural. Sans oublier la maison Simon-Lacombe construite entre 1825 et 1848 et relocalisée à l’emplacement actuel en 1957.

 

Historique et voie cérémonielle

 

Historique

La Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal possède et gère le cimetière Notre-Dame-des-Neiges depuis 1854. Aménagé sur un terrain acheté au Dr Pierre Beaubien, le nouvel emplacement répond aux besoins d’une population montréalaise croissante et à un règlement municipal adopté en 1853 qui prohibait les enterrements à l’intérieur des limites de la ville. C’est ainsi que le cimetière Saint-Antoine en activité depuis 1799 sur le lieu actuel du square Dorchester et de la place du Canada sera remplacé.

Au cours des 25 premières années, l’aménagement des tracés fondateurs et des sections initiales, ainsi que la construction des bâtiments essentiels tels le charnier collectif et la chapelle, structurent le territoire.

De 1875 à 1900, la grandeur victorienne et ultramontaine se manifeste par la création des premiers secteurs réservés à des communautés culturelles, par l’érection de caveaux familiaux et de monuments majestueux et par la construction de la porte monumentale, du pavillon administratif et du nouveau charnier collectif.

De 1900 à 1945, la grande croix au centre de l’axe cérémoniel est installée et la grotte au sommet est aménagée. Aussi quelques structures utilitaires — des serres près du pavillon administratif et des écuries et bâtiments de services sur le plateau nord —rendent le cimetière plus fonctionnel.

Entre 1945 et 1960, la vocation du plateau nord comme zone de services est consolidée. Un vaste complexe de serres de production est aménagé et les bâtiments de services sont agrandis.

1957, une maison historique — la maison Simon-Lacombe— construite entre 1825-1848, est relocalisée à l'entrée du cimetière, avenue Decelles. Cette maison avait longtemps appartenue à la famille Lacombe, qui l’a habitée de 1802 à 1907.

À partir de la fin des années 1960, le Cimetière fait face à deux révolutions : la crémation et la démocratisation des mausolées. En 1976, un ensemble crématorium-chapelle est érigé sur le plateau adjacent à la zone de services. Le premier mausolée, celui de Notre-Dame, est construit en 1978 à l'arrière, dans la partie nord-est du cimetière. La construction de quatre autres mausolées adossés au flanc de la montagne suivra entre 1980 et 1990. Il s’agit des mausolées Jean-Paul-II (1980), Saint-François (1982), Sainte-Marguerite-Bourgeoys (1983), La Pietà (1985) et Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1989).

1994, la transformation du charnier collectif en mausolée, situé dans l'axe de l'entrée principale, ainsi que l'ajout d'un bassin en façade sont complétés. Ce sixième mausolée sera dédié à Sainte-Claire-d’Assise.

1996, le mausolée Sainte-Marguerite-D’Youville est construit. Son implantation semi-souterraine et son toit vert, le distingue des autres mausolées.

2008, le mausolée Esther-Blondin, première phase d’un vaste complexe, est inauguré. Il est érigé sur l’emplacement d’un ancien secteur technique.

2010, ouverture du mausolée Eulalie-Durocher

2011, Réintroduction de la voie cérémonielle tel que prévu au plan directeur approuvé en 2005, nous aménageons présentement la nouvelle voie cérémonielle. Ce projet a reçu toutes les autorisation nécessaires de la Ville de Montréal, de l'arrondissement Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce et le ministère de la Culture et des Communications.

La fin des travaux est prévue en juin 2012.

 

MISSION & TRADITIONS

 

NOTRE MISSION 

 

Le Cimetière Notre-Dame-des-Neiges est un cimetière catholique, ouvert aux autres confessions. Il assure le repos des défunts dans le respect et la dignité, témoigne de la spiritualité et apporte réconfort et sérénité. Il offre une gamme de biens et services reliés à la sépulture et la commémoration.

Site historique national et emplacement géographique unique, les composantes patrimoniales du lieu imposent un respect des valeurs traditionnelles et modernes telles l’environnement, les relations avec la communauté et la mise en valeur des formes d’art qu’il détient.

Le Cimetière gère ses opérations de manière à maintenir un équilibre financier et à s’acquitter de ses obligations à long terme afin d’assurer son développement et sa pérennité. Son personnel offre un accueil et un accompagnement empreint de compassion et de professionnalisme.

 

Votre culture, notre tradition

Satisfaire les exigences de toutes les clientèles… le cimetière Notre-Dame-des-Neiges en a fait l’un de ses principaux objectifs. Depuis sa fondation en 1854, nous avons su nous adapter aux nombreuses coutumes d’une clientèle diversifiée, tout en honorant ses propres valeurs au sein de la société montréalaise. Ainsi, évolution et adaptation dans le respect de notre mission ont toujours fait partie de notre rôle.

 

SAVIEZ VOUS QUE?

On retrouve au cimetière Notre-Dame-des-Neiges des zones spécifiques réservées aux Français, Italiens, Grecs, Polonais, Portuguais, Ukrainiens, Chinois, Coréens, Vietnamiens et Japonais.

SAVIEZ VOUS QUE?

Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges est le plus grand cimetière au Canada et le troisième en importance en Amérique du Nord.

Dans une recherche d’équilibre entre esprit classique et goût de la nature — mouvement à la mode fin XVIIIe sous l’influence du philisophe Jean-Jacques Rousseau — les premiers architectes de Notre-Dame-des-Neiges se sont inspirés de l’aménagement du cimetière Père-Lachaise à Paris pour établir l’ordonnance et le style du nouveau cimetière.